Les protections

Monter sur échasses n’est pas très compliqué avec un peu de sens de l’équilibre et de l’entraînement. Ce n’est toutefois pas sans risque et les chutes font partie du jeu, surtout au début.

Tomber en échasses, c’est un peu comme tomber d’une chaise ou d’une table et toucher le sol avec les genoux pliés… Si en lisant cette phrase, vous avez pensé « Ouille ! » vous avez sûrement compris que la protection primordiale pour un échassier est une bonne paire de genouillères.

Choisir ses genouillères

La plupart des genouillères de rollers-loisirs sont à proscrire. Elles servent à protéger des écorchures et de petites chutes au ras du sol.

L’intensité de la chute d’un échassier est plutôt comparable aux chutes modérées en roller agressif ou en skateboard. Leurs genouillères (et coudières) sont adaptées à des chocs plus violents.

Vous trouverez donc les genouillères adaptées en magasins spécialisés en glisse urbaine. Oubliez les grandes surfaces ! Bien sûr elles sont plus chères et plus encombrantes mais c’est de vos rotules et de vos vertèbres qu’il est question.

Vos genouillères doivent être suffisamment molletonnées pour amortir tout le poids du corps. Pour faire un test, enfiler vos genouillères et tombez sur les genoux bien droit. Si vous ne sentez pas le sol, c’est bon.

Les protège-poignets ? Oui ou non ?

Utiles pour débuter, les protège-poignets permettent – comme en rollers – de se protéger si l’on cède à la tentation de mettre les mains en avant pour retenir sa chute.

Apprenez très vite à faire sans eux. Apprendre à bien tomber est indispensable et tomber les mains en avant est une erreur monumentale à corriger par un entraînement rigoureux.

Pour résumer, portez des protèges poignets pour débuter mais apprenez au plus vite à bien chuter. Si vos chutes finissent systématiquement avec les mains au sol, alors bossez encore et encore pour atterrir uniquement sur les genoux.

Autres protections selon vos pratiques

Coudières et casque

Les coudières et les caques sont plutôt réservées aux sports de glisse urbaine (roller, skate…) ou aux échasses à rebond pour lesquelles la chute est moins simple à contrôler.

Dans le cas d’une pratique des échasses classiques comme les nôtres, leur usage est plutôt superflux sitôt que vous apprendrez à bien vous placer pour chuter.

Dans le cas d’un entraînement particulier à sauter, courir ou tenter des pirouettes, leur usage reste bien entendu utile. Il en vaut mieux plus que pas assez.

Protection dorsale

En théorie, un échassier tombe toujours sur les genoux et jamais sur le dos tellement il s’est préparé à bien atterrir en toutes circonstances.

En théorie seulement…

En pratique, même les meilleurs peuvent subir une mauvaise chute due à une glissade ou une bousculade non contrôlée. Pour ne pas tomber n’importe comment sur le côté, il peut être utile d’être prêt à chuter sur les deux faces. La chute sur le dos reste néanmoins particulièrement exceptionnelle.

A titre personnel, faute d’avoir un dos de judoka surpréparé aux chutes arrières au sol, je prévois une protection dorsale dans les cas où le sol s’annonce glissant et où la déambulation aura lieu au milieu d’un public très dense et non séparé du défilé.

On peut trouver le matériel adapté au rayon équitation des magasins de sports.